Catégorie: Canada

17/05/2012

Une nouvelle version de Droitiste.com

Une nouvelle version du site Droitiste.com vient de voir le jour. J’ai effectivement décidé de refaire le site qui a été largement simplifié pour les besoins de la cause. Ainsi donc, l’accent est mis sur les membres.

Si vous avez un site de droite ou si vous connaissez des personnes qui en ont un, n’hésitez pas à vous inscrire ou à faire le message. Pour rappel, le site Droitiste.com offre à tous ses membres une visibilité gratuite dans la communauté de droite. C’est également un excellent moyen de s’identifier dans ce courant politique, même si au Québec, il semble que ça ne soit pas encore socialement acceptable de le faire !

14/03/2012

Permalink 20:50:35, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Canada, Technologie / Technology

Bonne nouvelle dans les télécommunications

Bonne nouvelle aujourd’hui dans le monde des télécommunications canadiennes. Le gouvernement du Canada a annoncé que les compagnies étrangères allaient pouvoir faire leur entrée dans le domaine de la téléphonie cellulaire. Auparavant, les firmes étrangères ne pouvaient être impliquées à plus de 46,7% dans une organisation. Il y aura cependant une restriction au départ où ces compagnies ne pourront détenir plus de 10% de parts de marché. Ce chiffre pourra cependant augmenter au fil du temps.

Il s’agit d’une excellente nouvelle puisque les Canadiens paient des sommes ridiculement élevées comparativement aux autres pays industrialisés. Le Canada se situait 28e sur 30 pays en 2009 pour les prix payés sur l’usage du réseau mobile. Un Néerlandais payait ainsi 131,44$ dans son année alors qu’un Canadien devait payer 500.63$ pour le même usage !

Le marché actuel est majoritairement composé de trois joueurs, à savoir Rogers, Telus et Bell. Quelques petits joueurs ont fait leur apparition au court des dernières années, notamment Vidéotron au Québec, mais leur impact sur le prix payé par les consommateurs n’est pas encore significatif à l’échelle nationale.

Cette annonce permettra donc à des joueurs étrangers comme AT&T, T-Mobile, Orange et Verizon de faire une percée au Canada. Espérons que ceci se traduira enfin par une baisse des tarifs.

22/02/2012

Permalink 21:18:01, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Canada

Vic Toews et sa rhétorique stupide

Le gouvernement conservateur veut donner plus de pouvoirs aux autorités policières pour pouvoir espionner les activités en ligne des Canadiens. Ainsi donc, n’importe quel internaute canadien pourrait se faire épier sans mandat de la cour. Évidemment, plusieurs Canadiens s’opposent à ce projet puisque sa portée va à l’encontre des libertés individuelles. Ainsi donc, plus de 100 000 personnes ont signé une pétition sur le sujet et selon un récent sondage, 82% de la population est contre ce plan conservateur.

Le projet peut quand même se défendre sur des bases sensibles. Il faciliterait l’arrestation de personnes en possession de pornographie juvénile, par exemple. À mon avis cependant, il s’agit indéniablement de la mauvaise approche. Pour illustrer mes propos, mettez la pornographie juvénile comme étant une mouche : le gouvernement conservateur utilise un bulldozer pour tuer cette mouche plutôt que de la bonne vieille tapette à mouches ! Enrayer un problème d’une minorité de criminels ne devrait jamais compromettre les libertés de la très forte majorité de la population qui n’a rien à se reprocher.

Vic Toews, le ministre de la Sécurité publique a dit, sans blague, que les opposants au projet de loi étaient du côté des pornographes juvéniles. Pardon ? La rhétorique conservatrice sur le sujet représente de la pure stupidité. Elle montre une argumentation extrême où il n’y a que deux côtés de la médaille alors que le sujet est infiniment plus complexe.

Je n’aime pas la diabolisation qui se dessine présentement envers ce gouvernement. Par contre, c’est en disant de telles absurdités que ce gouvernement se discrédite par lui-même. J’ai beau être de droite, je ne suis pas de cette droite aux aspirations juridiques déconnectées de la réalité quotidienne de la population.

03/01/2012

Permalink 17:26:18, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Québec / Quebec, Canada, Vie / Life

Bonne année taxée

Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter une merveilleuse année 2012 !

Nos portefeuilles, eux, n’auront pas le luxe d’avoir une année 2012 extraordinaire. Comme c’est rendu coutume, le Québec a décidé de prendre des bonnes résolutions pour nos avoirs en forçant nos porte-monnaie à s’approprier des résolutions d’amaigrissement pour la nouvelle année.

La TVQ, en date du 1er janvier dernier, est rendue à 9,5%. La TPS est de son côté demeurée à 5%. Vous remarquerez sur vos factures que malgré une règle mathématique de multiplication bien simple, la TVQ vous donnera quasiment le double de la TPS malgré un pourcentage qui n’est pourtant pas le double. Le gouvernement du Québec taxe la taxe, ce qui explique cette réalité énervante.

Mais bon, une taxation sur les produits et services jumelés à un niveau d’impôts bas n’est pas la fin du monde. Par contre, j’oubliais aussi que pour 2012, une personne gagnant 30 000$ sera le plus pénalisée au Québec, car son taux d’imposition moyen se situera à 18,21%. C’est de beaucoup supérieur à l’Alberta (12,75%), la Colombie-Britannique (13,36%) et n’importe quelle autre province ou territoire du Canada.

C’est vrai cependant que notre niveau de taxation et d’imposition au Québec nous donne des services de santé rapides, une éducation hors du commun, de l’éthique irréprochable dans la construction, un retour sur investissement exceptionnel dans nos institutions étatiques en général et un monde politique parsemé de leaders charismatiques et ingénieux.

À bien y penser, la seule solution qui permettrait au Québec de se sortir de son pétrin administratif est la concrétisation des pensées de la civilisation maya. Même à ça, je ne crois pas qu’on s’en sortirait puisque les Mayas ne parlent pas français.

Bonne année quand même !

31/12/2011

Permalink 10:54:11, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Québec / Quebec, Canada, Automobiles

La publicité de Volkswagen

Après plusieurs mois d’absence, me revoilà enfin en train d’écrire sur mon blogue. Cette pause aura été bénéfique pour me redonner le goût d’écrire. Vous pouvez donc être assurés que j’écrirai sur une base beaucoup plus régulière, toujours sur mon ton critique habituel.

Pour finir l’année 2011 en beauté, pourquoi ne pas s’interroger sur une affaire aussi ridicule qu’incompréhensible. Volkswagen avait, au court des dernières semaines, une publicité accrocheuse pour sa Passat (voir la vidéo incluse dans ce billet). Un homme conduisant sa femme enceinte à l’hôpital arrive à l’entrée. Alors que l’employé de l‘hôpital arrive pour l’aider, les deux hommes contemplent la Passat de Volkswagen et ignorent la femme enceinte.

C’est une publicité qui utilise l’amour des hommes pour les voitures, qui a un caractère humoristique et qui n’est, selon moi, jamais présentée comme étant des plus sérieuses. Voilà par contre que quelques plaintes de Canadiens frustrés par le fait que ceci amenuise la réelle douleur subite par la femme enceinte auront eu raison de cette publicité qui, sans être géniale, était tout de même intéressante.

Vous souvenez-vous de cette publicité où les hommes étaient présentés comme des chats friands de gourmandises ? Je m’en souviens : elle diminuait l’homme. Cependant, ça ne valait pas le coup de se plaindre, car après tout, l’avantage des publicités, c’est que si on ne les aime pas, on peut boycotter les produits présentés. Le tout a plus d’impact que de faire retirer une publicité des ondes, car à l’ère du web 2.0, il est évident qu’elle allait avoir une deuxième vie et obtenir un exposure viral sur le web. J’en profite donc pour parler de cette publicité que je trouvais correcte, mais sans plus et qui profite maintenant d’une nouvelle tribune. Meilleure chance la prochaine fois, plaignards.

05/08/2010

Permalink 23:46:13, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Canada

Robert Pickton et la peine de mort

Certains pourront m'accuser d'être trop de droite ou d'être un insensible, mais il faut se l'avouer, le Canada a un sérieux trou dans son système judiciaire. Robert Pickton a avoué avoir tué 49 femmes. Ça prend 10 mains pour pouvoir les compter avec nos doigts.

Évidemment, Robert Pickton a été accusé et il a obtenu une peine de prison à vie. Le hic, c'est que c'était pour le meurtre de 6 de ces femmes. Le procès pour 20 autres devait avoir lieu plus tard, mais voilà que les procureurs ont abandonné l'affaire, prétextant que «Pickton avait déjà écopé de la peine maximale possible en vertu du droit canadien».

En excluant le fait qu'il s'agit d'un manque de respect pour le reste de ses victimes, une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans est une situation clémente dans le cas de Pickton. Ce misogyne à la cruauté démesurée est le parfait exemple nous démontrant que dans des situations extrêmes, la peine de mort serait toujours de mise. Au-delà de la futilité du débat de la peine de mort sur les coûts financiers réels et sur les possibilités d'erreur, il faut avouer qu'à 49 victimes, les possibilités d'erreur sont annihilées et que les procédures d'appels doivent être mises au rancart.

Même s'il est question de vies humaines, il m'apparaît inacceptable qu'un homme tuant une personne écope de la même peine qu'un autre qui en tue près d'une cinquantaine. Le problème de la peine n'est pas du côté de celui qui est tue une, mais plutôt sur celui qui en assassine en série.

Il y a selon moi trois situations spécifiques qui mériteraient de pouvoir donner au juge la possibilité d'octroyer la peine de mort:

1- Un tueur en série
2- Une personne impliquée directement dans un attentat tuant plusieurs personnes
3- Un individu qui commet un crime grave face à un ou des enfants

Bien honnêtement, je me contrebalance de la réaction anodine de certaines personnes qui voit la peine de mort comme un geste inhumain. Quand la preuve est en béton, l'erreur ne serait pas de douter de la culpabilité d'un criminel, mais bien de lui attribuer une peine qui ne représente qu'une fraction ridiculement infime du tord qu'il a causé à ses victimes et à leurs proches. Si la Chine représente un extrême à ne pas émuler sur la peine capitale, Robert Pickton symbolise l'autre côté de la médaille et la réelle limite du système judiciaire canadien.

22/07/2010

Permalink 17:31:27, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Canada

La discrimination positive détruite

J'ai déjà écrit un billet en 2007 à propos de la discrimination positive que le gouvernement québécois faisait. Très bonne nouvelle, mais cette fois au fédéral, alors que le gouvernement conservateur serait sur le point d'éliminer la discrimination positive.

Mais qu'est-ce que la discrimination positive ? C'est tout simplement le fait d'offrir un emploi à une personne en raison de facteurs qui n'affectent pas l'emploi proprement dit (couleur de la peau, genre, etc.). Bref, dans l'appareil gouvernemental, des gens obtenaient des emplois parce qu'ils faisaient partis de minorités visibles, alors que d'autres individus, possiblement plus compétents, n'étaient pas choisis parce qu'ils étaient dans la majorité.

Si les conservateurs sont sérieux dans leur démarche, il s'agit là d'une nouvelle extrêmement positive pour l'égalité et pour les libertariens. Un emploi devrait être donné à une personne pour sa capacité à exécuter le travail de la meilleure façon possible, et non pas parce qu'elle est pourpre et qu'elle est hermaphrodite ! C'est un concept pourtant primordial et favoriser une personne au détriment d'une autre en raison de facteurs externes à l'emploi étaient une discrimination au sein même d'un gouvernement qui a pourtant une charte des droits et libertés qui stipule que tout être humain a les mêmes droits qu'un autre.

Mon billet de 2007 était à propos d'un programme québécois. Je ne m'attends à rien d'eux, avec un gouvernement Charest qui ne cesse de me décevoir, il serait surprenant qu'une telle initiative pourtant si évidente et égalitaire soit proposée par les libéraux du Québec.

20/04/2010

Permalink 23:14:18, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Québec / Quebec, Canada

Maxime Bernier a raison

J'ai beaucoup de respect pour Maxime Bernier. Il s'agit d'un homme qui défend mes valeurs (liberté individuelles et diminution de la taille de l'État). Au-delà de l'épisode avec Julie Couillard, il a prouvé être un bon soldat et j'espère qu'il redeviendra ministre sous peu.

Parlant de ministre, celui des finances du Québec, Raymond Bachand, a critiqué les propos de Maxime Bernier. Voici un extrait de l'article de Cyberpresse:

Lors d'un point de presse, M. Bachand a affirmé que M. Bernier avait tort parce que les Québécois financent les programmes sociaux dont ils profitent à mêmes les impôts et taxes qu'ils paient.

«Il devrait plutôt expliquer aux Albertains que si on a des services dont on est fiers de se doter, au Québec, ce n'est pas à cause de la péréquation mais parce qu'on a 15 milliards $ de taxes et d'impôts de plus que les Albertains, a-t-il dit. Peut-être qu'il devrait se rappeler de ça et défendre les valeurs québécoises, ailleurs au Canada, au lieu de faire du «Québec bashing» en Alberta.»

Pas surprenant qu'avec un tel ministre des finances, le Québec soit dans une situation financière aussi pourrie.

Tout d'abord, M. Bachand a affirmé que les Québécois profitent des programmes sociaux financés par leurs taxes et impôts. Alors que plus de 40% des Québécois ne paient pas d'impôts, je me demande bien qui en profite le plus. Le 60% restant n'en a définitivement pas pour son argent et la pression financière est apposée sur eux avec une force grandissante. C'est là qu'il faut regarder. Nous finançons des programmes sociaux dispendieux qui sont soutenus par une tranche de la population de plus en plus petite. Côté retour sur investissement pour le contribuable moyen, c'est le chaos.

De plus, il faut être complètement déconnecté de la réalité pour que le ministre des finances se vente que nous avons 15 milliards de dollars de plus en taxes et impôts que les Albertains ! Tout d'abord, il affirme que les taxes et impôts sont plus élevés, et que, visiblement, pour lui, c'est une bonne chose. Il insinue aussi que le fait d'avoir de tels rentrés pour son gouvernement représente des «valeurs québécoises».

Le Québec a peut-être 15 milliards de plus en taxes et impôts que les Albertains, mais ils auront aussi une péréquation de plus de 8,5 milliards de dollars pour 2010-2011. Ces 8,5 milliards de dollars représentent 59,4% du total de la péréquation versée, alors que le Québec a une population correspondant à 23,2% du Canada. L'Alberta a pour sa part donné 21 milliards de dollars en péréquation. Bref, entre les deux provinces, il y a un écart de près de 30 milliards de dollars en raison du programme de péréquation. Le ministre Bachand aura beau crier sur les toits que nous avons des programmes sociaux qui sont autofinancés par nos taxes et impôts, il n'en demeure pas moins que l'apport de la péréquation est un atout important pour son ministère.

Maxime Bernier a raison lorsqu'il affirme que le Québec ne devrait pas se venter de sa situation et demander encore plus d'argent du fédéral. Le fait de recevoir près de 60% de la péréquation totale est un signe extrêmement négatif pour le Québec. Idéalement, le Québec ne recevrait rien. Ceci voudrait dire que notre province est riche et se porte très bien. Malheureusement, pour les politiciens québécois, ceci voudrait plutôt dire que le fédéral nous crosse. Bref, les politiciens québécois ne veulent pas que la situation économique soit favorable: ils veulent plutôt se donner l'illusion que la situation économique soit favorable. Il y a un monde de différences entre ces deux façons de penser.

M. Bernier a également raison lorsqu'il mentionne que le Québec se dote de programmes sociaux dont il n'a pas les moyens de se payer. L'Ontario, qui n'est pas aussi riche que l'Alberta et qui est notre voisin, avait en 2008 un PIB par habitant de 45 440$ alors qu'au Québec, il était situé à 38 979$. Or, au niveau de la dette nette, le Québec en avait une de 42,7 % de son produit intérieur brut en 2009 alors que pour l'Ontario, le pourcentage était de 25,4%.

De plus, lorsque le ministre Bachand mentionne que nous avons plus de services que l'Alberta, comment se fait-il que les dépenses par habitant en santé pour le Québec se situent à 3 191$, alors que pour l'Alberta, elles sont de 4 096$ ?

Bref, malgré des taxes et des impôts plus élevés ainsi qu'une péréquation qui donne des revenus supplémentaires au Québec, notre province n'est pas capable de redonner autant de ressources à ses habitants et contribuables pour la santé. Voilà une preuve que le Québec est indiscutablement incapable de gérer notre argent et où la grosseur démesurée de l'appareil gouvernemental est un frein à notre développement. Lorsque vient le temps de prendre l'argent dans nos poches, le gouvernement québécois la transporte en TGV, mais lorsque vient le temps de ravoir un certain niveau de service, elle revient dans un vieux train et déraille en chemin.

27/03/2010

Permalink 17:23:01, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Québec / Quebec, Canada

Hausser les impôts ou réduire les services

Selon David Dodge (ancien gouverneur de la Banque du Canada), le Canada devra choisir entre hausser les taxes et impôts ou diminuer les services. Il est vrai qu'à prime abord, les deux choix sont incompatibles, mais pourquoi ?

Si l'État avait administré justement ses finances et offert des services avec des dépenses qui augmentent proportionnellement avec les revenus, la situation ne serait pas aussi chaotique. Cependant, étant donné que le gouvernement canadien (comme plusieurs autres gouvernements), a laissé aller ses dépenses en augmentant drastiquement au fil des années, plusieurs ténors dits «sociaux» croient qu'il faut augmenter les taxes et impôts pour garder le niveau de service actuel.

Il n'en est rien. En tant que libertarien, la solution est facile si on regarde la situation d'un autre angle. Tout d'abord, les dépenses gouvernementales sont beaucoup trop grandes. L'appareil du gouvernement est rendu démesuré et désuet, de sorte que les acteurs qui y œuvrent ne sont pas responsabilisés face aux dépenses qu'ils provoquent et n'ont pas un intérêt immédiat à donner un meilleur service à moindre coûts. L'exemple s'applique plus au niveau des provinces, mais pourquoi les hôpitaux ont-ils un financement équivalent d'années en années sans égard à leurs performances ? Si un hôpital est en mesure d'offrir un type de chirurgie spécifique à un tarif plus bas qu'un autre, elle devrait être avantagée et recevoir plus de patients et d'argent étant donné que l'État y gagne au change. Pourtant, actuellement, les hôpitaux reçoivent un financement équivalent aux autres hôpitaux, peu importe si l'une d'elle est capable de faire une même chirurgie avec une aussi bonne qualité mais en provoquant moins de coûts. Toute cette optique de financement associé aux performances du service donné est absente dans le gouvernement, alors que ça demeure la meilleure façon de s'assurer d'en avoir pour notre argent.

En deuxième lieu, le concept d'utilisateur payeur doit également s'incorporer dans l'offre de services du gouvernement. Dans un buffet à volonté, les personnes mangent plus que ce que leur appétit leur proscrit car ils veulent profiter davantage de l'argent qu'ils ont donné au restaurateur. Par contre, si le coût était donné par assiette, les gens mangeraient à leur faim et ne seraient pas portés à abuser du buffet. Pourquoi est-ce si difficile à implanter comme concept dans les services offerts par le gouvernement ? La même chose se transpose chez les contribuables. Certaines personnes qui ont un rhume iront à l'hôpital étant donné que c'est «gratuit», d'autres profiteront des garderies à 7$ même s'ils pourraient garder leur enfant eux-mêmes et d'autres arroseront leur gazon parce que le coût de l'eau n'est pas compté par ménage mais bien collectivement. Avec le concept d'utilisateur payeur, les gens peuvent associer l'utilisation d'un service avec leur argent et certaines de ces personnes pourraient agir différemment puisqu'ils seraient en connaissance de cause. Évidemment, il faut trouver le juste milieu entre le financement global et le financement individuel dans toute cette histoire pour que le tout puisse s'implanter correctement et passe comme idée dans la tête des contribuables, mais est-ce qu'il y là une piste à envisager pour à la fois avoir des services performants, accessibles et sans abus des utilisateurs ? Je crois que oui.

En ayant appliqué ces concepts plus tôt, peut-être qu'on ne serait pas rendu à vouloir faire peur à la population en braquant la menace de la hausse de taxes et d'impôts ou la baisse de services, deux constats négatifs. Mais bon, le jour où le gouvernement sera positif plutôt que négatif, il sera sûrement déjà trop tard.

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Ce blogue d'un Québécois sert à son auteur d'un tremplin pour exprimer ses impressions du moment. Grand amateur de politique et d'actualité, mes interventions toucheront aussi tout ce qui me trotte par la tête. This blog of a man from Quebec helps the author to show his impressions. Big fan of politic and news, my interventions will also be about everything that gives me a reaction.

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