
Alors que le site Wikitionnaire définit la démocratie comme étant un « régime politique dans lequel l'ensemble du peuple dispose du pouvoir souverain », je m'interroge sur notre mode de scrutin qui est loin, à mon avis, de donner cette voie démocratique à « l'ensemble » du peuple.
Mon questionnement est évidemment apparu il y a bien longtemps et la dernière élection au Québec n'a fait que raviver mes interrogations à cet égard. Pour illustrer mes propos, il suffit de regarder le nombre d'élus par parti en le comparant à son pourcentage de vote national. Le PQ a fait élire 54 députés avec 31,96% des votes, le PLQ a fait élire 50 députés avec 31,20% des votes, la CAQ a fait élire 19 députés avec 27,06% des votes, QS a fait élire 2 députés avec 6,03% des votes et aucun autre parti ou candidat indépendant n'a été en mesure de se faire élire malgré le fait qu'ils ont récupéré 3,75% du vote populaire.
C'est là où les élections proportionnelles doivent entrer dans l'équation; pour que des péquistes qui sont dans des comtés rouges puissent faire entendre leur voix, pour que des caquistes dans des comtés solidaires puissent jouer un rôle dans notre démocratie et pour que les plus petits partis puissent avoir l'impact réel qu'ils représentent sur l'échiquier politique. Après tout, n'est-ce pas ça, la démocratie ?
Par hasard, un article paru hier dans La Presse fait état d'une étude réalisée par le groupe Vote au pluriel Québec. Ce groupe a étudié trois modes de scrutin, dont le scrutin proportionnel. Dans ce scénario, la CAQ aurait remporté les élections, tout en étant minoritaires, avec un total de 35 députés, contre 32 pour le PQ, 33 pour le PLQ, 14 pour QS, 8 pour ON, 2 pour le PVQ et 1 pour le PCQ. Pourquoi la CAQ aurait gagné si elle a obtenu 27,06% des voix ? C'est là l'avantage du scrutin proportionnel: ça élimine tout l'aspect du vote stratégique visant à ne pas faire élire un certain parti. Dans cette optique, plus de personnes auraient voté pour la CAQ, toujours selon le groupe Vote au pluriel Québec, pour diverses raisons, notamment parce que quand notre vote compte réellement, nous ne votons plus contre un parti, mais bien pour un parti.
Mais il ne faut pas seulement regarder du côté de la CAQ. Il faut aussi regarder du côté des plus petits partis. Avec le mode de scrutin proportionnel, Québec solidaire aurait plus de députés, alors qu'Option nationale, le Parti vert et le Parti conservateur du Québec auraient fait leur apparition à l'Assemblée nationale. Si le Parti vert récolte 1% des votes, les électeurs ne méritent-ils pas d'avoir 1% des députés pour les représenter ? La démocratie, c'est aussi accepter le vote de chacun.
Peu importe notre allégeance politique, il faut au moins prendre le temps de se questionner sur le sujet. La démocratie n'est pas un système parfait, mais il y a encore des moyens pour le perfectionner. Présentement, j'ai mal à ma démocratie et le cynisme ambiant qui se dégage dans toutes les sphères de notre société me fait croire que je ne suis pas le seul à avoir mal.

Nous sommes en pleine effervescence électorale au Québec. Alors que ce moment est, sans doute invraisemblablement, propice à étaler des solutions concrètes pour régler des failles dans notre appareil gouvernemental, très peu d’emphase est mise sur le fardeau fiscal des contribuables.
La CAQ a été le seul parti populaire a abordé sobrement ce fait en promettant des baisses d’impôts pour la classe moyenne. Nous entendons souvent que les Québécois subissent la plus grosse pression financière de la part de leur gouvernement en Amérique du Nord. Laila Maalouf a d’ailleurs fait un résumé intéressant de la situation.
Au Québec, peu importe si vous gagniez 30 000$, 60 000$ ou 90 000$ par année, vous êtes les plus imposés au Canada. Par exemple, si vous gagnez 60 000$ par année, votre imposition québécoise sera de 12 000$, ce qui est presque 5 000$ de plus que la deuxième province la plus imposée au Canada.
Pour ce qui est de la taxation, seule la Nouvelle-Écosse a une taxe combinée supérieure à celle du Québec. Il ne faut pas oublier qu’au Québec, notre TVQ taxe la portion de la TPS déjà appliquée sur la facture. Le gouvernement du Québec n’en manque pas une…
Je trouve excessivement dommage que ce sujet ne soit pas abordé davantage dans la présente campagne électorale. Les politiciens préfèrent se concentrer sur les dépenses additionnelles qu’ils peuvent provoquer pour s’attirer des votes plutôt que de s’attaquer aux façons d’en demander moins aux contribuables. Le pire, c’est qu’un éventuel gouvernement minoritaire provoquera sans aucun doute des dépenses encore plus grandes pour acheter la paix quelques mois…

Une nouvelle version du site Droitiste.com vient de voir le jour. J’ai effectivement décidé de refaire le site qui a été largement simplifié pour les besoins de la cause. Ainsi donc, l’accent est mis sur les membres.
Si vous avez un site de droite ou si vous connaissez des personnes qui en ont un, n’hésitez pas à vous inscrire ou à faire le message. Pour rappel, le site Droitiste.com offre à tous ses membres une visibilité gratuite dans la communauté de droite. C’est également un excellent moyen de s’identifier dans ce courant politique, même si au Québec, il semble que ça ne soit pas encore socialement acceptable de le faire !

Honnêtement, je croyais à un canular lorsque les médias ont commencé à relater le fait que les leaders étudiants qui ont négocié, mais surtout signé l'entente avec le gouvernement visant à mettre fin au conflit qui perdure depuis plusieurs semaines ont dit qu'ils voulaient revoir cette entente.
Le document en question a un total de 6 pages; le texte proprement dit sur l’entente fait environ 2 pages et demie. Les leaders étudiants qui étaient présents lors des négociations représentaient environ 165 000 grévistes et un total d’environ 485 000 membres. Ces leaders ont donc signé un document qu’ils n’ont pas jugé bon de lire adéquatement malgré la gravité de la situation. Ça serait un euphémisme de dire que ce sont littéralement des cancres.
Le gouvernement libéral joue sa prochaine élection sur le dossier. Les étudiants se sont mis les pieds dans les plats et sont en train de perdre toute forme de crédibilité et ça serait définitivement une erreur si le gouvernement consentait à faire d’autres sacrifices sur le sujet. C’est l’un des rares sujets où la population québécoise approuve le gouvernement de Jean Charest et ce dernier épisode ne fait que prouver que les leaders de ces associations étudiantes ne sont que de vulgaires amateurs qui improvisent continuellement.
Au-delà du capital politique se cachent aussi les chiffres. Seulement le tiers des étudiants québécois sont maintenant en grève et les sondages démontrent clairement que la population québécoise juge qu’en ces temps d’austérités économiques, les étudiants doivent payer leur juste part dans leur formation. Si les étudiants en grève jugent qu’ils ne doivent pas payer davantage pour leur formation, cette dernière ne leur sera tout simplement pas donnée. Le gouvernement à selon moi bien joué ses cartes ces dernières semaines en affirmant que la hausse des frais de scolarité était inévitable et en démontrant une certaine ouverture sur des sujets qu’ils pouvaient contrôler (délai d’application, prêts et bourses, comités consultatifs sur les frais afférents, etc.). Ainsi donc, les leaders étudiants se sont mis dans un coin et ont l’air de petits enfants rois. Cette attitude ne leur vaudra aucun applaudissement, à part peut-être ceux de Guylaine Tremblay.

Voici la magnifique caricature du 14 avril de Serge Chapleau de La Presse. Elle résume tellement bien l'espoir qui s'effrite petit à petit pour les étudiants qui ne sont pas habitués de voir un gouvernement libéral tenir tête à un groupe de pression.

Je dois dire d’emblée que je suis un immense partisan de hockey. Dans ma jeunesse, les Nordiques étaient inévitablement mon équipe favorite. La mémoire de la rivalité entre les Canadiens et les Nordiques me donne encore des frissons. Comme sport populaire au Québec, le hockey a cependant la fâcheuse habitude de nous éloigner de la réalité économique.
Le projet d’amphithéâtre à Québec a été officialisé dimanche dernier. Même si le maire Régis Labeaume a affirmé que le budget de 400 millions allait être respecté, l’analyse des chiffres nous témoigne du contraire. Le gouvernement du Québec s’était initialement engagé à payer la moitié des coûts reliés à la construction d’un nouvel édifice fonctionnel jusqu’à concurrence de 200 millions. Or, voilà que nous avons appris qu’en plus de ce 200 millions direct, une somme additionnelle de 35 millions sera accordée par le gouvernement du Québec en faisant sauver des frais de TVQ dans la nouvelle construction.
Le total mis par le gouvernement du Québec s’élève donc à 235 millions. Dans ce chiffre, je n’inclus pas tous les autres frais qui seront engendrés indirectement par le gouvernement dans ce projet, notamment au niveau des infrastructures routières avoisinantes et des études préalables à la construction. J’exclus aussi la contribution de la ville de Québec, car comme citoyen du Québec, mais non de la ville de Québec, je ne veux pas me mêler des dépenses réalisées par une ville qui a appuyé fort majoritairement un maire avec comme prémisse la réalisation de ce vaste projet.
L’argumentaire disant que le hockey avait besoin d’un aréna d’une telle ampleur ne fait aucun sens. Le Centre Bionest à Shawinigan, un aréna flambant neuf qui revigore cette ville industrielle et qui encourage le hockey amateur de toute une région, a coûté 28 millions de dollars. Sur un plan strictement de développement du hockey dans son ensemble, je suis persuadé que la construction de 8 arénas semblables (ce qui donnerait un total de 224 millions en dépenses pour le gouvernement du Québec) au Centre Bionest dans des villes régionales d’importance du Québec aurait un impact beaucoup plus significatif sur le hockey dans son ensemble pour la province que simplement un énorme amphithéâtre à Québec. D’ailleurs, dans ce scénario, rien n’empêcherait la ville de Québec de se doter d’un aréna de près de 200 millions de dollars puisqu’elle consent déjà à payer une somme similaire actuellement.
Ce qui m’amène au coût de 400 millions de dollars pour le nouvel amphithéâtre. Ce montant m’interpelle, car j’adore le sujet des installations sportives à travers le monde. Plusieurs intervenants dans le dossier comparent le nouvel amphithéâtre de Québec au Consol Energy Center de Pittsburgh. Ce dernier est un aréna ultra moderne qui répond à toutes les exigences actuelles en termes de rentabilité d’opérations et est sans aucun doute l’un des meilleurs arénas utilisés par une équipe de la LNH actuellement. Or, le coût de construction du Consol Energy Center s’est situé à 350 millions de dollars en argent d’aujourd’hui. D’où vient cette différence, surtout que le projet de Québec couvrira une superficie moindre ? La prochaine commission d’enquête sur la construction risque de nous donner des pistes de réponses, mais entretemps, le mystère plane.
Mais Québec n’est pas Pittsburgh. Cette dernière a une population de 2,3 millions de personnes dans son aire urbaine comparativement aux 765 mille personnes dans l’aire urbaine de Québec. Le besoin d’un aréna aussi grand pour Québec n’est pas justifiable. Winnipeg, qui est sans doute une meilleure comparaison, a une population dans son aire urbaine de 671 mille personnes et vient d’obtenir une franchise de la LNH.
Cette franchise a pu être acquise par de riches investisseurs grâce au MTS Center, un aréna qui a été ouvert en 2004 et qui a coûté 153 millions en argent de 2012. La différence majeure entre le Consol Energy Center de Pittsburgh et le MTS Center de Winnipeg est la capacité des deux amphithéâtres. Alors qu’à Pittsburgh l’assistance totale pour une partie de hockey peut s’élever à 18287 personnes, celle à Winnipeg se situe à 15004 partisans.
Il faut également noter que Winnipeg est le centre névralgique du Manitoba, alors que Montréal prend ce rôle au Québec. Je me questionne donc énormément sur la nécessité d’avoir un aréna aussi volumineux que celui de Pittsburgh, une ville qui a une population de près de trois fois celle de Québec. Les Jets de Winnipeg ont prouvé cette année que leur aréna est suffisant pour de un être en mesure d’attirer une équipe de la LNH et de deux apte à générer des profits assez grands pour opérer cette franchise.
Leur modèle d’affaires fait énormément de sens pour une ville d’une telle taille. La différence entre les prix de construction des arénas de Pittsburgh et de Winnipeg est ces 3000 dernières places. Elles sont situées au niveau supérieur de l’amphithéâtre et l’investissement dans l’édifice ne justifie pas les quelque 200 millions de plus à leur construction pour une ville comme Winnipeg puisque ce sont également les places qui génèrent le moins de revenus en raison du coût des billets qui est moindre à cet endroit. Ainsi donc, ce sont les 3000 places qui provoquent des dépenses gargantuesques pour nos instances gouvernementales, mais qui génèrent également le moins de revenus aux occupants professionnels au bout de la ligne. Un autre point à ne pas négliger, un aréna d’une plus petite capacité provoque un effet de rareté des billets ce qui permet à l’organisation de créer un engouement, mais aussi d’exiger un montant plus élevé pour les billets. Il ne faut pas oublier qu’il est préférable de faire salle comble dans un aréna de 15000 places plutôt que d’avoir 15000 personnes dans un aréna de 18000 sièges. C’est d’ailleurs un des facteurs qui risque de faire déménager les Coyotes de Phoenix.
Bref, je crois que Québec aurait un intérêt certain à regarder vers un amphithéâtre à la hauteur de ses moyens en se comparant à une ville canadienne de taille semblable plutôt que de regarder vers la quintessence des arénas dans une ville qui fait trois fois sa taille. Les contribuables en auraient ainsi plus pour leur argent et les futurs occupants professionnels de l’amphithéâtre auraient un modèle d’affaires qui collerait parfaitement à la situation particulière de Québec. En plus, les économies de plus de 250 millions ainsi engendrées pourraient permettre au gouvernement du Québec d’aider des villes aux quatre coins du Québec à se doter eux aussi d’arénas fonctionnels pour favoriser le sport amateur dans son ensemble.
Par contre, comme il s’agit d’une solution qui fait du sens pour tout le monde au Québec, qui aiderait au retour d’une équipe de la LNH à Québec, qui fait sauver de l’argent aux contribuables et qui aiderait grandement le sport hivernal dans notre belle province, j’ai bien peur qu’elle ne soit pas retenue au détriment d’une idée de grandeur farfelue, qui va dans l’intérêt d’un groupe privé hautement privilégié, qui n’aidera en rien au maintien d’une équipe de la LNH à long terme dans un marché unique et qui n’apportera aucun retour sur investissement à la très forte majorité des contribuables du Québec. C’est comme ça que nous fonctionnons, dans la belle province, tenez-vous le pour dit.

Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter une merveilleuse année 2012 !
Nos portefeuilles, eux, n’auront pas le luxe d’avoir une année 2012 extraordinaire. Comme c’est rendu coutume, le Québec a décidé de prendre des bonnes résolutions pour nos avoirs en forçant nos porte-monnaie à s’approprier des résolutions d’amaigrissement pour la nouvelle année.
La TVQ, en date du 1er janvier dernier, est rendue à 9,5%. La TPS est de son côté demeurée à 5%. Vous remarquerez sur vos factures que malgré une règle mathématique de multiplication bien simple, la TVQ vous donnera quasiment le double de la TPS malgré un pourcentage qui n’est pourtant pas le double. Le gouvernement du Québec taxe la taxe, ce qui explique cette réalité énervante.
Mais bon, une taxation sur les produits et services jumelés à un niveau d’impôts bas n’est pas la fin du monde. Par contre, j’oubliais aussi que pour 2012, une personne gagnant 30 000$ sera le plus pénalisée au Québec, car son taux d’imposition moyen se situera à 18,21%. C’est de beaucoup supérieur à l’Alberta (12,75%), la Colombie-Britannique (13,36%) et n’importe quelle autre province ou territoire du Canada.
C’est vrai cependant que notre niveau de taxation et d’imposition au Québec nous donne des services de santé rapides, une éducation hors du commun, de l’éthique irréprochable dans la construction, un retour sur investissement exceptionnel dans nos institutions étatiques en général et un monde politique parsemé de leaders charismatiques et ingénieux.
À bien y penser, la seule solution qui permettrait au Québec de se sortir de son pétrin administratif est la concrétisation des pensées de la civilisation maya. Même à ça, je ne crois pas qu’on s’en sortirait puisque les Mayas ne parlent pas français.
Bonne année quand même !
Après plusieurs mois d’absence, me revoilà enfin en train d’écrire sur mon blogue. Cette pause aura été bénéfique pour me redonner le goût d’écrire. Vous pouvez donc être assurés que j’écrirai sur une base beaucoup plus régulière, toujours sur mon ton critique habituel.
Pour finir l’année 2011 en beauté, pourquoi ne pas s’interroger sur une affaire aussi ridicule qu’incompréhensible. Volkswagen avait, au court des dernières semaines, une publicité accrocheuse pour sa Passat (voir la vidéo incluse dans ce billet). Un homme conduisant sa femme enceinte à l’hôpital arrive à l’entrée. Alors que l’employé de l‘hôpital arrive pour l’aider, les deux hommes contemplent la Passat de Volkswagen et ignorent la femme enceinte.
C’est une publicité qui utilise l’amour des hommes pour les voitures, qui a un caractère humoristique et qui n’est, selon moi, jamais présentée comme étant des plus sérieuses. Voilà par contre que quelques plaintes de Canadiens frustrés par le fait que ceci amenuise la réelle douleur subite par la femme enceinte auront eu raison de cette publicité qui, sans être géniale, était tout de même intéressante.
Vous souvenez-vous de cette publicité où les hommes étaient présentés comme des chats friands de gourmandises ? Je m’en souviens : elle diminuait l’homme. Cependant, ça ne valait pas le coup de se plaindre, car après tout, l’avantage des publicités, c’est que si on ne les aime pas, on peut boycotter les produits présentés. Le tout a plus d’impact que de faire retirer une publicité des ondes, car à l’ère du web 2.0, il est évident qu’elle allait avoir une deuxième vie et obtenir un exposure viral sur le web. J’en profite donc pour parler de cette publicité que je trouvais correcte, mais sans plus et qui profite maintenant d’une nouvelle tribune. Meilleure chance la prochaine fois, plaignards.

Hier, la coalition pour l’avenir du Québec a émis son texte fondateur. Cette coalition menée par François Legault a déferlé les manchettes et les rumeurs au court des derniers mois. Après la lecture de ce texte fondateur, je suis cependant plus perplexe face à l’avenir de ce groupe qu’à celui du Québec.
Cette coalition apporte que très peu de vivacité au débat. Leur texte est moins percutant que celui des lucides de Lucien Bouchard et leur association est moins bien ficelée que celle du réseau liberté-Québec qui demeure à mon avis la véritable voix de la nouvelle droite québécoise.
Après des mois de rumeurs, je me serais attendu à quelque chose de plus concret de la part de Legault et sa troupe. Leur texte est en quelque sorte un ramassis de clichés. De plus, après des mois où l’on voyait Legault comme le sauveur de la droite, il a bien mal commencé sa vision et les droitistes du Québec ne peuvent s’y fier pour les représenter sur la scène politique.
Sur le fond des choses, je suis d’accord avec leur texte fondateur. Cependant, après l’avoir lu, je n’ai pas eu l’impression d’avoir constaté un mouvement nouveau qui se distingue de ce qui s’est dit depuis plusieurs années au Québec. Les thèmes de la priorité à l’éducation, de la culture, des services publics et de l’entrepreneuriat ont tous été abordés par différents penseurs. La coalition pour l’avenir du Québec ne m’a pas impressionné lorsqu’elle a vaguement abordé des solutions : est-ce que payer davantage nos enseignants va régler le fait que plusieurs d’entre eux ont déjà des problèmes avec notre langue ? Lorsqu’il est question que les diplômés et les entreprises doivent soutenir davantage les universités, comment pourront-ils le faire si nous sommes déjà endettés et imposés de manière draconienne ?
Je veux bien leur donner le bénéfice du doute, puisqu’un groupe de plus dans l’échiquier de la réflexion n’est pas mauvais. Par contre, pour ce qui est de s’approprier l’étiquette de droite qui manque tant dans notre sphère politique, je leur dis tout simplement : aux suivants !

Ce blogue d'un Québécois sert à son auteur d'un tremplin pour exprimer ses impressions du moment. Grand amateur de politique et d'actualité, mes interventions toucheront aussi tout ce qui me trotte par la tête. This blog of a man from Quebec helps the author to show his impressions. Big fan of politic and news, my interventions will also be about everything that gives me a reaction.

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