05/08/2010

Permalink 23:46:13, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Canada

Robert Pickton et la peine de mort

Certains pourront m'accuser d'être trop de droite ou d'être un insensible, mais il faut se l'avouer, le Canada a un sérieux trou dans son système judiciaire. Robert Pickton a avoué avoir tué 49 femmes. Ça prend 10 mains pour pouvoir les compter avec nos doigts.

Évidemment, Robert Pickton a été accusé et il a obtenu une peine de prison à vie. Le hic, c'est que c'était pour le meurtre de 6 de ces femmes. Le procès pour 20 autres devait avoir lieu plus tard, mais voilà que les procureurs ont abandonné l'affaire, prétextant que «Pickton avait déjà écopé de la peine maximale possible en vertu du droit canadien».

En excluant le fait qu'il s'agit d'un manque de respect pour le reste de ses victimes, une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans est une situation clémente dans le cas de Pickton. Ce misogyne à la cruauté démesurée est le parfait exemple nous démontrant que dans des situations extrêmes, la peine de mort serait toujours de mise. Au-delà de la futilité du débat de la peine de mort sur les coûts financiers réels et sur les possibilités d'erreur, il faut avouer qu'à 49 victimes, les possibilités d'erreur sont annihilées et que les procédures d'appels doivent être mises au rancart.

Même s'il est question de vies humaines, il m'apparaît inacceptable qu'un homme tuant une personne écope de la même peine qu'un autre qui en tue près d'une cinquantaine. Le problème de la peine n'est pas du côté de celui qui est tue une, mais plutôt sur celui qui en assassine en série.

Il y a selon moi trois situations spécifiques qui mériteraient de pouvoir donner au juge la possibilité d'octroyer la peine de mort:

1- Un tueur en série
2- Une personne impliquée directement dans un attentat tuant plusieurs personnes
3- Un individu qui commet un crime grave face à un ou des enfants

Bien honnêtement, je me contrebalance de la réaction anodine de certaines personnes qui voit la peine de mort comme un geste inhumain. Quand la preuve est en béton, l'erreur ne serait pas de douter de la culpabilité d'un criminel, mais bien de lui attribuer une peine qui ne représente qu'une fraction ridiculement infime du tord qu'il a causé à ses victimes et à leurs proches. Si la Chine représente un extrême à ne pas émuler sur la peine capitale, Robert Pickton symbolise l'autre côté de la médaille et la réelle limite du système judiciaire canadien.

22/07/2010

Permalink 17:31:27, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Canada

La discrimination positive détruite

J'ai déjà écrit un billet en 2007 à propos de la discrimination positive que le gouvernement québécois faisait. Très bonne nouvelle, mais cette fois au fédéral, alors que le gouvernement conservateur serait sur le point d'éliminer la discrimination positive.

Mais qu'est-ce que la discrimination positive ? C'est tout simplement le fait d'offrir un emploi à une personne en raison de facteurs qui n'affectent pas l'emploi proprement dit (couleur de la peau, genre, etc.). Bref, dans l'appareil gouvernemental, des gens obtenaient des emplois parce qu'ils faisaient partis de minorités visibles, alors que d'autres individus, possiblement plus compétents, n'étaient pas choisis parce qu'ils étaient dans la majorité.

Si les conservateurs sont sérieux dans leur démarche, il s'agit là d'une nouvelle extrêmement positive pour l'égalité et pour les libertariens. Un emploi devrait être donné à une personne pour sa capacité à exécuter le travail de la meilleure façon possible, et non pas parce qu'elle est pourpre et qu'elle est hermaphrodite ! C'est un concept pourtant primordial et favoriser une personne au détriment d'une autre en raison de facteurs externes à l'emploi étaient une discrimination au sein même d'un gouvernement qui a pourtant une charte des droits et libertés qui stipule que tout être humain a les mêmes droits qu'un autre.

Mon billet de 2007 était à propos d'un programme québécois. Je ne m'attends à rien d'eux, avec un gouvernement Charest qui ne cesse de me décevoir, il serait surprenant qu'une telle initiative pourtant si évidente et égalitaire soit proposée par les libéraux du Québec.

07/07/2010

Permalink 21:59:24, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Québec / Quebec

Bachand pète les plomps

Raymond Bachand est furieux contre Quebecor qui a publié des textes démontrant que le gouvernement joue avec les mots pour tromper les contribuables. Sa réaction est pour le moins enfantine.

Le reportage, a-t-il fulminé, est truffé d'erreurs et est basé sur les analyses erronées d'un «pseudo spécialiste», le comptable à la retraite Louis Charbonneau.

«Le 62 pour cent de retour à l'équilibre budgétaire vient de la part du gouvernement, 31 pour cent est demandé aux contribuables-citoyens et sept pour cent aux entreprises. Ces chiffres sont exacts, sont crédibles», a insisté le ministre.

Premièrement, c'est une belle façon de montrer que son titre de ministre ne vient pas avec la noblesse qu'il devrait avoir puisqu'il traite de «pseudo spécialiste» un homme respectable. De plus, il n'est pas capable d'expliquer clairement pourquoi ses chiffres sont crédibles. Il est évident qu'à voir aller son gouvernement et son dernier budget, le 62% demandé pour l'équilibre budgétaire au gouvernement est surévalué. La facture est constamment refilée aux contribuables de la classe moyenne depuis l'arrivée au pouvoir des Libéraux. Les articles de Quebecor ne sont que le reflet de l'écoeurantite aigue de la population.

J'ai rarement vu un ministre attaquer de la sorte le travail des journalistes. Je crois que son temps serait mieux utilisé à travailler pour la population plutôt que de critiquer des journalistes qui ne font que leur travail, à savoir montrer que le gouvernement ne travaille pas pour la population... La roue tourne M. Bachand.

29/05/2010

Permalink 13:32:51, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Sports

Séries LNH 2010 (Finale) / 2010 NHL Playoffs (Final)

S'il y a encore des personnes qui lisent ma chronique, je les félicite... Ma «performance» de 0 en 2 pour les finales de conférence me donnent une fiche de 5 sur 14, donc un piètre pourcentage de 35,71% pour cette saison. Mais bon, faire des prédictions comporte toujours des risques et au-delà du résultat, je le fais pour le plaisir. Je me reprendrai l'an prochain !

Pour la finale de la Coupe Stanley, j'y vais avec les Blackhawks qui ont un club complet. Mes craintes des rondes précédentes vis-à-vis Antti Niemi se sont avérées sans fondement. Le cerbère finlandais a été en mesure de repousser l'attaque pourtant dévastatrice des Sharks. La même chose pourrait être dite à propos de Michael Leighton qui a lui aussi confondu les sceptiques. À regarder les deux clubs, je crois qu'ils ont des équipes similaires. Devant le filet, il s'agit de deux gardiens que personne ne voyait là en début de campagne et les défensives des deux formations sont bien garnies et ont une bonne profondeur. En attaque, Chicago compte sur les jeunes Jonathan Toews et Patrick Kane qui sont bien entourés avec des joueurs comme Marian Hossa, Patrick Sharp et Dustin Byfuglien. Du côté de Philadelphie, ils ont aussi des jeunes comme Mike Richards et Jeff Carter en plus d'avoir une bonne profondeur avec Daniel Brière, Simon Gagné, Claude Giroux et Scott Hartnell. Bref, je m'attends à une longue série et j'espère que les Blackhawks pourront remporter le prestigieux trophée pour seulement la 4e fois, ce qui est peu pour une franchise qui existe depuis si longtemps !

There's no doubt in my mind that I dropped the ball in this year's predictions! With no good prediction in the conference finals, I now have a record of 5 good predictions out of 14 (35,71%). I'm doing it for fun, but I'll sure beat that score next year!

For the Stanley Cup final, we should have a classic. We have two teams that are very similar. They both have a goaltender that surprised everyone in the earlier rounds. They also have great defensemen and there's a lot of depth for both clubs at this position. On the offensive side, the Blackhawks rely on Jonathan Toews and Patrick Kane. They have also a great core of depth players including Marian Hossa, Patrick Sharp and Dustin Byfuglien. Philadelphia relies on Mike Richards and Jeff Carter while thay also have a good depth with players such as Daniel Brière, Claude Giroux, Simon Gagné and Scott Hartnell. I pick the Blackhawks to win the Stanley Cup only as a sentimental choice because I'd like them to win their 4th Stanley Cup, which is very low considering the time they have been in the NHL! Enjoy the final everyone!

Chicago vs Philadelphia

16/05/2010

Permalink 11:21:02, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Sports

Séries LNH 2010 (3e ronde) / 2010 NHL Playoffs (3rd round)

La deuxième ronde n'aura pas été fructueuse dans mes prédictions. J'ai effectivement obtenu un piètre résultat de 0 en 4 ! Mon total de cette saison se situe à 5 sur 12, donc plus bas que la probabilité de pile ou face. J'ai bien l'intention de me reprendre en 3e ronde, malgré un doute énorme sur mes choix.

Dans la série Montréal vs Philadelphie, j'ai un penchant pour les Flyers qui domineront l'aspect physique dans ce duel. Cependant, Cendrillon est du côté des Canadiens. Je crois que Jaroslav Halak est un meilleur gardien que Michael Leighton. Cependant, la défensive des Flyers est meilleure sur papier et côté offensive, les Flyers ont des atouts majeurs. Bref, je n'ai pas vraiment d'idée précise dans cette série, mais, malgré ma haine énorme vis-à-vis les Canadiens, j'entre dans la folie et je prédis une victoire de Montréal. Ils ont éliminé la meilleure équipe da la LNH en 1ere ronde ainsi que les champions en titre de la Coupe Stanley. Les Flyers ont un club inférieur à ces deux dernières équipes, donc en poursuivant dans cette logique, l'équipe de Jacques Martin devrait triompher.

Dans le finale de l'ouest, les Sharks rencontreront les Blackhawks. Ce sont deux équipes très compétitives et celle qui gagnera cette série aura un gros avantage dans la grande finale. San Jose semble vouloir effacer son image d'équipe qui perd tout lorsque c'est important. Les Blackhawks ont un club balancé. Si Evgeni Nabokov reste en pleine forme, je me dois de donner l'avantage aux requins. Chicago a été chanceux de se frotter à un Roberto Luongo en détresse et leur lacune devant le filet va venir les hanter. Peut-être qu'ils comprendront que ça ne sert à rien d'avoir un paquet de gros canons à l'attaque et en défensive quand ils ont un gardien très ordinaire devant leur cage.

I had a very bad second round in my predictions. I had a 0% rate. In total, I'm at 5 out of 12. I plan to be better in this round, but I'm very anxious about my choices.

In the east, two teams that should have been out in the 1st round are in the conference finals. I like the Habs chances in this one. They play their best hockey of the year and they remind me of the 06 Edmonton Oilers. At the start of the year, I thought that the Flyers had very good chances to win the Stanley Cup. However, Michael Leighton is their third string goalie and Jaroslav Halak is way better than him. The Flyers have a better team for the other positions, but the Habs are on a roll. Even with their physicality, Philadelphia will lose to Montreal.

In the other conference, we have two better teams. The Sharks seem to be able to win when it counts, which wasn't the case in earlier years. The Blackhawks are where many people predicted them to be. If Evgeni Nabokov stays healthy and in top shape, the Sharks will preveal. The Blackhawks have one hell of a team but they'll learn that it means nothing to have a all-star lineup with an AHL goaltender.

Philadelphia vs Montreal

San Jose vs Chicago

13/05/2010

Permalink 21:02:12, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Québec / Quebec

La FAE et la stupidité

Une histoire cette semaine est passée sous le radar comparativement à sa magnitude. Il s'agit de celle qui mentionne que des enseignants affiliés à la Fédération autonome de l'enseignement ont incité le grabuge dans leur classe.

Les professeurs de l'école secondaire Polyjeunesse de Laval sont en moyens de pression car ils négocient actuellement le renouvellement de leur convention collective. La FAE a proposé comme moyen de pression de faire sortir les élèves 10 minutes par jour. Déjà là, il s'agit d'un affront puisque ce sont les enfants qui sont pris en otage en n'ayant pas accès à l'éducation qu'ils devraient avoir. Par contre, l'école est trop grande pour faire sortir les élèves 10 minutes, donc les professeurs niais ont demandé à leurs élèves de créer le chaos dans les classes en faisant du bruit. Or, les enseignements ont créé la zizanie puisque certains élèves ont jeté des livres par les fenêtres, lancé des chaises et brisé du matériel.

Extrait de l'article de La Presse:

La présidente du Syndicat de l'enseignement de Laval, Chantal Crochetière, confirme ces affirmations: «Nous sommes immédiatement intervenus auprès des délégués locaux. Ils nous ont expliqué qu'ils voulaient éviter la cohue en sortant à l'extérieur. Il n'y avait pas de mauvaises intentions. On a bien précisé que notre lutte doit rester une lutte d'enseignants

Je ne comprends pas comment cette lutte est restée une lutte d'enseignants. De un, ils ont utilisé les jeunes comme moyen de pression, et de deux, la sécurité des élèves n'étaient vraiment pas assurée dans un tel contexte. Il y a une tonne de moyens possibles pour mettre de la pression sur l'employeur sans prendre les jeunes comme cobayes d'une expérimentation stupide. Voici la preuve que les syndicats sont composés de personnes ne pensant qu'à leur nombril et que le message qu'ils tentent de nous faire avaler comme quoi tous les fonctionnaires ont a coeur les besoins de la population sont complètement erronés.

Voici un autre extrait de l'article:

Hier après-midi, une poignée d'enseignants manifestaient devant l'école, armés de drapeaux et de sifflets. Tous ont déploré le dérapage de mercredi. Certains ont dit avoir donné des retenues aux élèves qui avaient abîmé du matériel.

La morale de cette histoire pour ces êtres déconnectés de la réalité: nous avons créé un feu et nous avons envoyé les jeunes l'éteindre.

Le plus triste dans cette histoire, c'est que ce sont les élèves de 1ere et 2e secondaires qui sont les plus intelligents et qui peuvent donner des leçons:

Alex, un élève de première année, mentionne que les enseignants leur ont dit que cette mesure cesserait. «De toute façon, je ne vois pas vraiment ce que ça pourrait changer, le fait qu'on crie dans l'école», dit-il.

Quel est le dicton déjà ? Ha oui, la vérité sort toujours de la bouche des enfants.

29/04/2010

Permalink 14:17:02, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Sports

Séries LNH 2010 (2e ronde) / 2010 NHL Playoffs (2nd round)

Lors de la première ronde, j'ai réussi 5 prédictions sur 8 (Boston, Pittsburgh, San Jose, Chicago et Detroit). Le tout avait mal débuté lorsque les Devils se sont fait éliminer par les Flyers. Cependant, mon 5 sur 8 demeure meilleur que la probabilité statistique, donc je suis content.

En 2e ronde, nous aurons droit à des duels palpitants. Tout d'abord dans l'est, je prédis une victoire des Penguins contre les Canadiens. Montréal a causé une énorme surprise en défaisant les puissants Capitals. Par contre, je crois que les Penguins ont une équipe un peu mieux rodée que celle des Capitals et le CH ne pourra pas répéter l'exploit. Marc-André Fleury est un meilleur gardien que José Théodore ou Simeon Varlamov et même si Montréal réussi à être aussi opportuniste offensivement, Jaroslav Halak ne pourra pas arrêter les trios de Sidney Crosby et d'Evgeni Malkin à lui seul. Une série qui pourrait être plus longue que prévue, mais la fatigue des Canadiens qui recommenceront dès demain à jouer sera un facteur favorisant les Penguins.

Dans l'autre série de l'est, qui aurait cru que les Bruins, pourtant 6e, auraient l'avantage de la glace en 2e ronde ? Du jeu inspiré a permis à Boston de vaincre les Sabres alors que Brian Boucher a surpris bien des gens en battant les Devils. Cette série sera assurément longue, mais je crois que les Bruins réussiront à vaincre les Flyers qui sont décimés par les blessures. Le retour de Marc Savard risque de galvaniser les troupes de Boston alors que je le répète, Tuukka Rask sera la surprise des séries 2010 chez les gardiens.

Dans l'ouest, malgré que les Sharks soient favoris, je pense que les Red Wings pourront les battre. Les Wings ont une équipe parfaite pour les séries alors que du côté des Sharks, ils ont perdu leur dynamisme au fil des années avec des défaites successives en séries. Mon seul point d'interrogation demeure Jimmy Howard. Cependant, s'il s'écroule, Chris Osgood a prouvé qu'il pouvait gagner en séries.

Pour l'autre série de l'ouest, le jeu sera âprement disputé. Les Blackhawks et les Canucks ont des équipes flamboyantes qui exécutent un jeu étincelant. Les deux équipes ont une meilleure profondeur que par les années passées. Chicago avait vaincu Vancouver l'an dernier, mais je crois que cette fois, les Canucks sont sur une mission. Qu'on le veuille ou non, Roberto Luongo a une longueur d'avance sur Antti Niemi. J'aime bien les Blackhawks, mais je ne crois pas que leur formation soit encore tout à fait à maturité pour espérer battre une équipe comme les Canucks.

In the 1st round, I got 5 good predictions out of 8 (Boston, Pittsburgh, San Jose, Chicago and Detroit). I'll try to be better in the 2nd round, even tought it's still better than a flip toss!

In the east, I think that the Penguins will be able to beat the surprising Habs. Pittburgh has a better well-rounded team than the Washington Capitals. Even if the Canadiens are able to beat Marc-André Fleury as often as they did it against José Théodore and Simeon Varlamov, their D and Jaroslav Halak won't be able to contain both Sidney Crosby's and Evgeni Malkin's lines. It could be longer than we think, but in the end, Pittsburgh should preveal especielly if they're able to win the first two games because of Montreal's fatigue (it starts friday, less than 48 hours after the Habs win agains the Caps).

Boston has the home-ice advantage againt Philadelphia. That's a pretty good situation for them since they finished 6th in the east this season. Both clubs caused somewhat of a surprise in the 1st round. I still don't have much confidence in Brian Boucher even if he did wonderful saves against the Devils. Since the Flyers have many injuries and the fact that Marc Savard will galvanize the B's, I'm going with Boston. I already said it but I think that Tuukka Rask will be the major surprise in goal in this year's playoffs.

In the west, San Jose will against lose in the 2nd round. The Red Wings will be too much for the Sharks. While Colorado was pretty much composed of young players, it's quite the opposite for the Wings. San Jose shaky confidence in the playoffs will not cut it this time around. My only concern about Detroit is Jimmy Howard, but if he doesn't get the job done, Chris Osgood already proved he can win in critical times.

In the other west matchup, it will be a classic. The Blackhawks and the Canucks are two very good teams. At the end of the day, it will be about Roberto Luongo vs Antti Niemi and you have to give Luongo's credit in that matchup. I also don't believe that the Blackhawks have what it takes yet.

Pittsburgh vs Montreal
Boston vs Philadelphie

San Jose vs Detroit
Chicago vs Vancouver

27/04/2010

Permalink 15:59:26, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Université, scolarité / University, schooling, Automobiles

L'éthique de GM

Avant-propos
Beaucoup de personnes pensent que parce que nous sommes de droite, nous défendons aveuglément les multinationales. Au contraire, en étant de droite, nous pouvons croire au libre-marché pour éviter que des multinationales puissent abuser de son pouvoir monopolistique ou oligopolistique. Voici une partie d'un travail que j'ai fait à l'université et qui remet en cause l'éthique de General Motors. Vous allez constater que je défends les syndicats, Ralph Nader et l'environnement... Suis-je un sale gauchiste pour autant ? Je dirais plutôt que je suis un droitiste qui déplore les abus d'une compagnie moribonde ayant quémandée de l'argent public sans s'être regardée dans le miroir avant de le faire. Vous savez quelle est la différence entre un gauchiste et un droitiste ? Le gauchiste demanderait au gouvernement d'empêcher de vendre des véhicules GM, alors que le droitiste, croyant au jugement humain, laissera choisir le consommateur après l'avoir informé. J'aimerais préciser que ce travail date de quelques mois, et que certaines parties peuvent avoir changées au fil du temps par rapport à la réalité actuelle.

Introduction
General Motors a été fondé en 1908 aux États-Unis par William Durant. Dès 1915, GM se plaçait sur l’indice Dow Jones. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, General Motors utilisait ses usines pour fournir au gouvernement américain divers produits destinés à la guerre. Opel, qui était déjà une filiale de GM en Allemagne depuis 1928, était sous le contrôle des nazis. (Wikipédia)

GM a été le leader automobile mondial pendant la majeure partie du 20e siècle. C’est en 2008 que le règne de GM comme premier constructeur automobile a pris fin. General Motors a été au haut de la liste pendant 77 ans (Strott, 2009).

En 2006, GM employait quelque 327 000 personnes dont 113 000 aux États-Unis (LeMonde.fr 27/06/2006). Ce chiffre est descendu à 244 500 en 2009 (Profil de compagnie sur GM.com). En 2009, selon le Global 500, General Motors est le troisième constructeur automobile au monde et la 18e plus grosse compagnie de la planète. En 2008, GM était 9e alors qu’en 2007 elle était au 5e rang toujours selon cette liste.

Selon Wikipédia :

Le 1er juin 2009, General Motors est placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine des faillites. La société avait accumulé environ 172 milliards USD de dettes et possédait des actifs d'environ 82 milliards USD. Elle sera détenue à 60% par le gouvernement fédéral des États-Unis, à 17% par le Fonds d'assurance-santé du United Auto Workers, à 12% par les gouvernements du Canada et de la province de l'Ontario et à 10 % par les détenteurs d'obligations, les autres actionnaires ne détenant pas plus de 1% depuis l'effondrement du cours.

Au total, le gouvernement américain a donné 58 milliards de dollars à General Motors (King Jr., 2009). Au Canada, l’aide s’est chiffrée à 10,6 milliards de dollars. De ce nombre, 7,1 milliards proviennent du gouvernement fédéral alors que le reste est comblé par le gouvernement ontarien (TheStar.com, 02/06/2009).

L’éthique de General Motors
Le cas de la fermeture de l’usine ontarienne fabriquant des pickups en 2008
Le 16 mai 2008, le syndicat Canadian Auto Worker et General Motors en viennent à une entente de trois ans pour conserver ouverte l’usine d’Oshawa fabriquant des camions. Or, le 3 juin 2008, GM a annoncé la fermeture de cette usine en plus de trois autres en Amérique du Nord. L’explication du président de GM a été de dire que le prix de l’essence élevé affectait le choix des consommateurs. (CBC News, 03/06/2008)

Pour moi, cet épisode marque le manque flagrant d’empathie de General Motors envers ses employés. Alors que le syndicat avait fait des concessions pour sauver des emplois, GM a changé d’avis en moins d’un mois. Nul doute que le prix de l’essence peut affecter la vente de camions, mais cette réflexion était aussi valable le 16 mai 2008 que le 3 juin 2008 ! Le faible intervalle entre le changement drastique de position est un signe que GM considère ses employés comme étant malléables et jetables au besoin, ce qui est entièrement contre l’éthique rudimentaire.

En comparaison, Toyota a refusé de licencier ses travailleurs qui produisaient des pickups et des utilitaires sport, et ce, la même année où GM a fait le contraire. La compagnie nippone a plutôt offert de la formation à ses employés. Le coût de 50 millions a été absorbé par la compagnie (Papkoff, 2008). Toyota ne croit pas, contrairement à GM, que les fluctuations économiques devraient être absorbées par ses employés. Elle a plutôt une vision à long terme. Pourtant, le prix de l’essence a une incidence tout aussi forte pour Toyota que pour GM. Cependant, la façon de voir les choses de Toyota est beaucoup plus éthique et humaine que celle de GM. En d’autres termes, GM opte pour une gestion des ressources humaines alors que Toyota est le précurseur, sans doute sans le savoir, de la gestion des personnes.

Le prêt du Québec à General Motors
En 1987, le gouvernement du Québec a consenti un prêt sans intérêt de 110 millions de dollars à General Motors. Ce prêt, d’une durée de 30 ans, devait être remboursé en avril 2017. L’argent emprunté a servi à GM à la construction d’un atelier de peinture à son usine de Boisbriand. Or, en 2002, GM a fermé cette usine, qui était par surcroît sa dernière en sol québécois. (Couture, 2009)

Lorsqu’un gouvernement donne de l’argent public à une entreprise, il est sous-entendu que cette organisation doit aider la population en général en s’assurant de garder des emplois. Certes, le gouvernement du Québec n’a pas été clairvoyant en ne mettant pas de clause spécifique à ce sujet, mais il m’apparaît évident que GM a failli à son engagement. Le gouvernement n’est pas une banque et son prêt visait à s’assurer de créer des emplois sur son territoire. Or pour GM, ce prêt n’était qu’économique et n’avait aucune implication humaine. Pour moi, c’est un manque flagrant d’éthique.

Le scandale des tramways aux États-Unis
Ce scandale est critiqué par plusieurs, mais il n’y a pas de fumée sans feu. Durant les années 30, le tramway était le moyen de déplacement préconisé dans le transport en commun. Entre 1936 et 1950, la National City Line a acheté les sociétés qui exploitaient le tramway dans 45 villes américaines, incluant les plus grandes comme New York et Los Angeles. La NCL a remplacé les tramways électriques par des autobus fabriqués par General Motors. Or, NCL était en réalité un conglomérat de plusieurs entreprises reliées à l’essence comme Standard Oil et General Motors. En 1974, General Motors a été accusé pour conspiration selon le Sherman Antitrust Act et a dû payer une amende de 5000$ (Wikipédia). En 1965, Robert Kennedy accuse GM de monopoliser le système d’autobus. Le procès est réglé hors cours (Bianco, 1998).

General Motors a transformé des transports en commun efficaces et peu polluants en des autobus fonctionnant à l‘essence. En plus, GM a conspiré pour que ce soit ses autobus qui soient l’avenir du transport en commun dans les grandes villes américaines. Non seulement il s’agit d’un affront purement commercial, les conséquences pour la population en général se sont étalées sur plusieurs décennies puisque l’environnement a écopé de ce changement. GM a mis ses intérêts monétaires avant ceux de la société ce qui est une façon de faire condamnable et éthiquement répréhensible.

La voiture électrique
L’excellent documentaire Who Killed the Electric Car? retrace toute l’histoire de la EV1 de General Motors.

La EV1 était un véhicule produit par GM et offert sous location principalement en Californie et en Arizona entre 1996 et 1999. GM a produit ce véhicule suite à la décision du California Air Resources Board de forcer les sept plus grands constructeurs automobiles vendant des véhicules aux États-Unis de produire des automobiles n’émettant aucune émission (Wikipédia).

Malgré les études montrant un fort enthousiasme des consommateurs vis-à-vis les véhicules électriques, GM s’entête à dire que le véhicule électrique n’est pas viable (EV-1 White Paper, 2001). En 2003, GM ferme son programme et retire les EV1 des routes. GM refuse les offres des consommateurs qui voulaient garder leur véhicule à la fin de leur période de location. Le tout a été possible suite à l’abandon du programme visant à forcer les constructeurs automobiles à produire des véhicules non polluants en Californie. GM a détruit la forte majorité des EV1 (Wikipédia). General Motors a mené la charge contre cette politique en y allant de poursuites et en s’associant au gouvernement de George W. Bush. Il faut mentionner que l’administration Bush avait plusieurs membres influents qui avaient des liens étroits avec l’industrie de l’essence avec notamment un ancien vice-président de GM œuvrant à l’intérieur même de l’entourage de Bush (Who Killed the Electric Car?, 2006).

Toute cette histoire du véhicule électrique montre à quel point GM ne se souciait pas du tout de l’avenir environnemental. Le documentaire Who Killed the Electric Car? y va de théories intéressantes et montre l’entêtement de GM a vouloir prouver que la Californie n’a pas de marché pour les véhicules électriques alors que l’intérêt général semble plutôt indiquer le contraire. Évidemment, au début de la production de la EV1, GM ne pouvait espérer retirer du profit. Mais en tant que leader mondial de l’industrie automobile, GM devait prendre les devants et montrer l’exemple. À moyen terme, je crois que le projet aurait été viable financièrement et surtout écologiquement. Par contre, l’appât du gain aura eu raison de la logique ce qui est tout à fait déplorable.

Le plus ironique dans toute cette histoire est possiblement la Volt de Chevrolet. General Motors a ni plus ni moins été forcé de recommencer à songer à une voiture électrique puisque la restructuration majeure demandée par le gouvernement prévoyait la construction de véhicules plus écologiques. Par contre, la Volt aura une autonomie de 40 miles comparativement aux 140 que pouvaient atteindre les meilleures EV1 (Wikipédia) ! GM tente possiblement de sauver son image, mais en analysant un peu sa situation, il faut avouer que les gains possibles qu’aurait pu apporter la EV1 sont énormes. Non seulement l’environnement y aurait gagné au change, mais GM n’aurait sans doute pas eu besoin d’autant d’argent public pour se sauver de son marasme provoqué par lui-même. Tout ça à cause d’une éthique douteuse…

Conscience environnementale
En plus du cas préalablement cité de la voiture électrique, je vais m’attaquer à la conscience environnementale de GM.

Les voitures provoquent beaucoup de pollution et d’effets néfastes sur l’environnement. Par exemple, selon l’Agence Environnementale Européenne, le transport sur les routes est responsable de 36,4% des émissions de CO (2008). General Motors a une large part dans ces chiffres, non seulement parce que la compagnie a été le numéro un mondial pendant si longtemps, mais aussi parce qu’elle n’a pas offert des produits sensibles à la consommation d’essence. Aux États-Unis en 2006, General Motors avait une responsabilité de 31% des gaz à effet de serre produits par les compagnies automobiles (DeCicco et Fung, 2006).

En ayant une si grande part de marché, il fallait s’attendre à ce que GM prenne les devants dans la lutte aux changements climatiques. Il en fut tout autrement. En 80 ans, les véhicules américains ont seulement amélioré leur consommation de 3 miles par gallon (mpg) (Sivak et Tsimhoni, 2008). Le creux a été en 1973 durant la production de gros véhicules polluants et où la moyenne était de 11,9 mpg. Avec la crise pétrolière, les constructeurs automobiles ont amené la consommation à 16,9 mpg en 1991. Malgré la conscience collective face à l’environnement qui n’a cessé d’augmenter au fil des années, l’amélioration a été vraiment insuffisante puisqu’en 2006, la consommation se situait à 17,2 mpg. (Mulcahy, 2009)

Or, le fameux Model T de Ford, qui a commencé à être produit en 1913, avait une consommation de 25 mpg. (Mulcahy, 2009). La moyenne pour les véhicules vendus aux États-Unis par GM en 2002 était de 18,8 mpg, alors que la meilleure compagnie à ce niveau était Honda avec 25,8 mpg. (EarthTrends, 2003).

De plus, en comparant GM à ses concurrents, il devient rapidement évident que la compagnie américaine n’a pas l’environnement en tête de ses priorités malgré l’urgence d’agir. Le rapport de l’Union of Concerned Scientists mettant en comparaison les constructeurs automobiles majeurs met effectivement General Motors avant-dernier dans son classement environnemental pour l’année 2007.

Voici d’ailleurs une image tirée de ce rapport et qui vaut mille mots :

Malgré une conscience environnementale promise par GM, l’année 2008 n’aura pas été positive. Effectivement, selon un rapport de Transport & Environment, GM se classe 12e sur 14 en Europe pour l’amélioration des émissions de CO2 de 2007 à 2008. L’amélioration de 2,3% est bien minime comparativement à BMW qui a été en mesure de réduire ses émissions de CO2 de 10,2% en une seule année. Selon cette même charte, Ford est 4e et Daimler 7e, donc GM ne peut pas utiliser l’excuse du manque de fond pour expliquer sa piètre performance. En plus d’avoir refusé d’agir malgré son importance, GM n’atteint également pas ses promesses d’offrir des véhicules plus verts. Ceci m’amène à dire que GM n’a pas une éthique environnementale exemplaire, bien au contraire.

Ces chiffres sont alarmants et soulèvent d’importantes questions éthiques. Comment le leader automobile pendant plus de 75 ans peut-il ignorer son impact majeur dans la pollution globale de la planète ? Pourquoi l’intérêt du gain rapide a-t-il pu supplanter l’avenir environnemental du monde entier ? Comment se fait-il qu’une compagnie avec autant d’importance comme GM ne soit pas capable d’offrir globalement des véhicules moins polluants que la première voiture produite massivement près d’un siècle plus tôt ? General Motors, de par son importance et sa grandeur, se devait d’être le pionnier en matière d’efficacité énergétique. Les dirigeants de GM se sont plutôt entêtés à offrir des véhicules polluants et la population, qui doit subir chaque jour les effets néfastes des véhicules (smogs, qualité de l’air, etc.), a été forcée de réparer les pots cassés en finançant une compagnie qui pourtant avait créé son propre malheur. Pour moi, c’est le symbole d’une éthique corrompue par l’appât du gain, la déresponsabilisation et la vision à court terme.

La sécurité des véhicules et l’épisode de Ralph Nader
En 1965, Ralph Nader a écrit le livre Unsafe at Any Speed. Il mettait en lumière la sécurité minimale qu’offraient les voitures américaines, et en particulier la Corvair de Chevrolet. Plus de 100 cas étaient en attente suite à des poursuites de gens ayant connu des difficultés avec la Corvair. Même si en 1972 la commission de sécurité du National Highway Traffic Administration en est venue à la conclusion que la Corvair n’avait pas de risques plus élevés que les autres véhicules sur le marché, John DeLorean qui était un ancien vice-président chez GM a mentionné dans On a Clear Day You Can See General Motors (1979) que Nader avait raison. (Wikipédia)

En plus des risques pour la sécurité des gens que GM a tenté d’ignorer, il faut aussi souligner la tentative infructueuse de salir l’intégrité de Ralph Nader. Effectivement, GM a engagé une firme de détectives privés pour tenter de discréditer M. Nader. Parmi les actions posées, les détectives ont enregistré des conversations téléphoniques de Ralph Nader et ont même engagé des prostituées pour tenter de le mettre dans des situations compromettantes (Longhine, 2005). Finalement, Ralph Nader a poursuivi GM et la compagnie américaine a dû lui verser 425 000$ (Time, 1970).

Cet épisode est une vraie mine d’or pour juger de l’éthique de GM. Tout d’abord, General Motors a offert des véhicules dont la sécurité était déficiente à une panoplie de consommateurs. Déjà à ce stade, l’éthique de GM est à réprimander puisqu’elle a préféré cacher ce fait à la population plutôt que de l’avouer et corriger le tir. De nombreuses vies étaient en danger pour une simple question d’argent et de standards de sécurité trop bas de la part de General Motors.

Par la suite, GM, au lieu d’avouer sa fabrication désuète, a tenté de discréditer le messager. Donc non seulement la voiture de General Motors donnait de nombreux risques à ses acheteurs, mais la compagnie a tenté d’étouffer l’affaire en faisant passer Ralph Nader comme étant un être moralement irresponsable. C’est en quelque sorte le monde à l’envers ! GM était visiblement prêt à tout pour sauver son image, et ce, même si des centaines de personnes étaient en danger et au détriment de Ralph Nader qui ne faisait qu’exécuter son rôle d’honnête citoyen visant à donner l’heure juste à la population. Cette histoire donne du coup une éthique doublement punissable à GM.

Autres cas discutables
Au mois de novembre 2008, les présidents des trois plus grands constructeurs américains (GM, Chrysler et Ford) sont allés au Congrès pour demander une aide totale de 25 milliards de dollars de la part du gouvernement des États-Unis. Le problème, c’est que les trois présidents, incluant Rick Wagoner de General Motors, sont partis de Detroit à Washington en jets privés. Le jet privé de M. Wagoner valait 36 millions de dollars et le coût du voyage était de 20 000$ (Ross et Rhee, 2008). L’arrogance de GM a atteint un sommet. Cette compagnie a demandé de l’argent des contribuables alors qu’elle n’a visiblement pas fait des concessions qui auraient dû être évidentes. Le président de GM ne voulait pas faire de sacrifices et voulait simplement recevoir de l’argent pour continuer à vivre dans un rythme luxueux ce qui, éthiquement parlant, est pour le moins douteux. C’est à la fois désolant et pathétique de constater que les dirigeants de GM voient les concessions comme devant se faire de bas en haut, plutôt que l’inverse.

Ce même Rick Wagoner a démissionné en mars dernier. Par contre, malgré le fait qu’il a fait subir des pertes gargantuesques à sa compagnie, il va quand même toucher 20 millions de dollars pour sa retraite (Leder et Rood, 2009). Ce fléau affecte beaucoup de compagnies dans notre ère, mais j’aurais cru qu’une compagnie ayant réquisitionné autant d’argent public à travers le monde aurait pu corriger le tir. Pour M. Wagoner lui-même, je ne comprends pas par quel type de moral il peut accepter cet argent sachant qu’il a mis à la rue des milliers de personnes.

Par ailleurs, GM ne semble pas retirer de leçons de ses erreurs. L’article Régime minceur raté pour GM (2009) cite plusieurs experts mentionnant que GM, malgré avoir retiré quelques marques, produit trop de véhicules similaires vendus dans ses différentes divisions. Le tout provoque des dépenses inutiles et une perte de consommateurs. Encore plus récemment, la valse des dirigeants semble indiquer que GM a encore une vision à court terme des choses. Notamment, le nouveau président de Buick est resté neuf jours en poste dans ce qui semble être une guerre de philosophies et d’égos (Arcand, 2009).

Finalement, il faut aussi noter la faible capacité de GM à produire des véhicules pouvant servir longtemps. General Motors préconise plutôt une approche où le consommateur change de véhicule fréquemment question de lui apporter plus de profits. Jane Holtz Kay (1997) parle de GM (ainsi que Chrysler et Ford) comme étant «le trio qui a conduit l’ère de l’excès et du consumérisme». General Motors a donc une large responsabilité sur ses épaules. Les effets néfastes de la surconsommation de véhicules peuvent se traduire dans le réchauffement climatique et dans le surendettement qui caractérisent notre époque.

Conclusion
Que ce soit par sa tentative de camoufler les défauts sécuritaires de ces véhicules, par sa large contribution au déclin de l’environnement, par sa vision de ses employés comme étant des ressources plutôt que des humains, par les excès de ses dirigeants, par l’utilisation économique des ressources gouvernementales sans donner de retour à la société, par sa monopolisation des transports en commun, par sa tentative de salir impunément ses détracteurs ou par le déni des technologies vertes à la fin des années 90, General Motors a prouvé que son éthique et sa morale étaient déplorables. GM est une source inépuisable d’exemples à ne pas suivre en termes d’éthique. Est-ce que l’avenir sera plus rose ? Qui vivra verra, mais j’en doute.

Références
35 000 salariés ont accepté le plan de départs volontaires de General Motors – LeMonde.fr – 27/06/2006

Annual European Community LRTAP Convention. Emission inventory report 1990–2006 – European Environment Agency (2008) - ISSN 1725–2237

Asphalt Nation: How the Automobile Took over America and How We Can Take It Back - JANE HOLTZ KAY – New York: Crown Publishers – 1997

Auto Execs Fly Corporate Jets to D.C., Tin Cups in Hand – DANA MILBANK – The Washington Post – 20/11/2008

Automaker Rankings 2007: The Environmental Performance of Car Companies – DON MACKENZIE – Union of Concerned Scientists – Avril 2007

Big Three CEOs Flew Private Jets to Plead for Public Funds – BRIAN ROSS et JOSEPH REE – ABC News – 19/11/2008

Car Companies & Climate Change: Measuring the Carbon Intensity of Sales and Profits – EarthTrends (2003)

Company Profile - http://www.gm.com/corporate/about/company.jsp

EV-1 White Paper – 11/09/2009 - http://www.cleanup-gm.com/ev1.html

From General to Government Motors – TheStar.com - 02/06/2009

Fuel efficiency of vehicles on US roads: 1923–2006 – MICHAEL SIVAK et OMER TSIMHONI – Energy Policy, Volume 37, Issue 8, August 2009, Pages 3168-3170

Global 500 – CNNMoney.com

Global Warming on the Road - JOHN DECICCO et FREDA FUNG – Environmental Defense (2006)

GM to halt production at Oshawa truck plant – CBC News – 03/06/2008

Kennedy, 60 Minutes, and Roger Rabbit: Understanding Conspiracy-Theory Explanations of The Decline of Urban Mass Transit – MARTHA J. BIANCO – Portland State University (1998)

L'organisme de Ralph Nader attaque la sécurité des Grand Cherokee – La Presse – 14/11/2009

On a Clear Day You Can See General Motors: John Z. De Lorean's Look Inside the Automotive Giant – JOHN Z. DE LOREAN et J. PATRICK WRIGHT – Wright Enterprises - 1979

PAYDAY: GM's Rick Wagoner Drives Away with $20M Retirement – MICHELLE LEDER et JUSTIN ROOD – ABC News – 30/03/2009

Politicians Butt In at Bailed-Out GM – NEIL KING JR. - The Wall Street Journal – 30/10/2009

Portes tournantes GM : neuf p'tits jours et puis s'en va – DENIS ARCAND - La Presse – 11/12/2009

Pour en finir avec la société de l’automobile – MARCEL ROBERT (2005)

Québec perdrait les 110 M $ prêtés à GM - PIERRE COUTURE - Le Soleil – 30/05/2009

Ralph Nader's museum of tort law will include relics from famous lawsuits—if it ever gets built – LAURA LONGHINE – LegalAffairs.org – Décembre 2005

Reducing CO2 Emissions from New Cars: A Study of Major Car Manufacturers' Progress in 2008 – Transport & Environment – Septembre 2009

Régime minceur raté pour GM – Cyberpresse.ca – 18/08/2009

The Law: Nader v. G.M. – Time.com – Article archivé et publié initialement le 24/08/1970 - http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,902654,00.html

Toyota ne veut pas licencier – FREDERIC PAPKOFF – LeBlogAuto.com – 21/08/2008

Toyota takes sales crown from GM – ELIZABETH STROTT - MSN Money – 21/01/2009

U.S. vehicle fuel efficiency has increased only 3 mpg in 80 years – MICHAEL MULCAHY – 02/08/2009

Washington Wags Call GM 'Government Motors' – The Associated Press - 27/05/2009

Who Killed the Electric Car? – Documentaire réalisé par CHRIS PAINE (2006)

Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/General_Motors
http://en.wikipedia.org/wiki/General_Motors
http://en.wikipedia.org/wiki/Who_Killed_the_Electric_Car%3F
http://en.wikipedia.org/wiki/General_Motors_EV1
http://en.wikipedia.org/wiki/Chevrolet_Volt
http://en.wikipedia.org/wiki/Great_American_streetcar_scandal
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Scandale_des_tramways_am%C3%A9ricains
http://en.wikipedia.org/wiki/Ralph_Nader

Will Government Motors do better than General Motors? – Los Angeles Times – 05/06/2006

20/04/2010

Permalink 23:14:18, par Guillaume Sirois Email , French (CA)
Catégories: Québec / Quebec, Canada

Maxime Bernier a raison

J'ai beaucoup de respect pour Maxime Bernier. Il s'agit d'un homme qui défend mes valeurs (liberté individuelles et diminution de la taille de l'État). Au-delà de l'épisode avec Julie Couillard, il a prouvé être un bon soldat et j'espère qu'il redeviendra ministre sous peu.

Parlant de ministre, celui des finances du Québec, Raymond Bachand, a critiqué les propos de Maxime Bernier. Voici un extrait de l'article de Cyberpresse:

Lors d'un point de presse, M. Bachand a affirmé que M. Bernier avait tort parce que les Québécois financent les programmes sociaux dont ils profitent à mêmes les impôts et taxes qu'ils paient.

«Il devrait plutôt expliquer aux Albertains que si on a des services dont on est fiers de se doter, au Québec, ce n'est pas à cause de la péréquation mais parce qu'on a 15 milliards $ de taxes et d'impôts de plus que les Albertains, a-t-il dit. Peut-être qu'il devrait se rappeler de ça et défendre les valeurs québécoises, ailleurs au Canada, au lieu de faire du «Québec bashing» en Alberta.»

Pas surprenant qu'avec un tel ministre des finances, le Québec soit dans une situation financière aussi pourrie.

Tout d'abord, M. Bachand a affirmé que les Québécois profitent des programmes sociaux financés par leurs taxes et impôts. Alors que plus de 40% des Québécois ne paient pas d'impôts, je me demande bien qui en profite le plus. Le 60% restant n'en a définitivement pas pour son argent et la pression financière est apposée sur eux avec une force grandissante. C'est là qu'il faut regarder. Nous finançons des programmes sociaux dispendieux qui sont soutenus par une tranche de la population de plus en plus petite. Côté retour sur investissement pour le contribuable moyen, c'est le chaos.

De plus, il faut être complètement déconnecté de la réalité pour que le ministre des finances se vente que nous avons 15 milliards de dollars de plus en taxes et impôts que les Albertains ! Tout d'abord, il affirme que les taxes et impôts sont plus élevés, et que, visiblement, pour lui, c'est une bonne chose. Il insinue aussi que le fait d'avoir de tels rentrés pour son gouvernement représente des «valeurs québécoises».

Le Québec a peut-être 15 milliards de plus en taxes et impôts que les Albertains, mais ils auront aussi une péréquation de plus de 8,5 milliards de dollars pour 2010-2011. Ces 8,5 milliards de dollars représentent 59,4% du total de la péréquation versée, alors que le Québec a une population correspondant à 23,2% du Canada. L'Alberta a pour sa part donné 21 milliards de dollars en péréquation. Bref, entre les deux provinces, il y a un écart de près de 30 milliards de dollars en raison du programme de péréquation. Le ministre Bachand aura beau crier sur les toits que nous avons des programmes sociaux qui sont autofinancés par nos taxes et impôts, il n'en demeure pas moins que l'apport de la péréquation est un atout important pour son ministère.

Maxime Bernier a raison lorsqu'il affirme que le Québec ne devrait pas se venter de sa situation et demander encore plus d'argent du fédéral. Le fait de recevoir près de 60% de la péréquation totale est un signe extrêmement négatif pour le Québec. Idéalement, le Québec ne recevrait rien. Ceci voudrait dire que notre province est riche et se porte très bien. Malheureusement, pour les politiciens québécois, ceci voudrait plutôt dire que le fédéral nous crosse. Bref, les politiciens québécois ne veulent pas que la situation économique soit favorable: ils veulent plutôt se donner l'illusion que la situation économique soit favorable. Il y a un monde de différences entre ces deux façons de penser.

M. Bernier a également raison lorsqu'il mentionne que le Québec se dote de programmes sociaux dont il n'a pas les moyens de se payer. L'Ontario, qui n'est pas aussi riche que l'Alberta et qui est notre voisin, avait en 2008 un PIB par habitant de 45 440$ alors qu'au Québec, il était situé à 38 979$. Or, au niveau de la dette nette, le Québec en avait une de 42,7 % de son produit intérieur brut en 2009 alors que pour l'Ontario, le pourcentage était de 25,4%.

De plus, lorsque le ministre Bachand mentionne que nous avons plus de services que l'Alberta, comment se fait-il que les dépenses par habitant en santé pour le Québec se situent à 3 191$, alors que pour l'Alberta, elles sont de 4 096$ ?

Bref, malgré des taxes et des impôts plus élevés ainsi qu'une péréquation qui donne des revenus supplémentaires au Québec, notre province n'est pas capable de redonner autant de ressources à ses habitants et contribuables pour la santé. Voilà une preuve que le Québec est indiscutablement incapable de gérer notre argent et où la grosseur démesurée de l'appareil gouvernemental est un frein à notre développement. Lorsque vient le temps de prendre l'argent dans nos poches, le gouvernement québécois la transporte en TGV, mais lorsque vient le temps de ravoir un certain niveau de service, elle revient dans un vieux train et déraille en chemin.

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Ce blogue d'un Québécois sert à son auteur d'un tremplin pour exprimer ses impressions du moment. Grand amateur de politique et d'actualité, mes interventions toucheront aussi tout ce qui me trotte par la tête. This blog of a man from Quebec helps the author to show his impressions. Big fan of politic and news, my interventions will also be about everything that gives me a reaction.

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